• Paris, 21 Novembre 2003 - La Raison ? (9)

    Cher Anerik,

     

    Hier a été une journée particulière. D’abord parce que ma soirée de la veille l’a été, soirée que j’hésite à vous raconter d’ailleurs, et ensuite parce que notre échange téléphonique fut…. Merveilleux. Quel délicieux frisson…. Nous deux, en même temps… J’en ai perdu le souffle. J’en ai gardé le sourire jusqu’à tard.  J’ai tellement envie de recommencer. Votre voix me manque. Vos silences, vos hésitations et la manière dont elle me caresse….

    Mais lors de nos échanges suivant ce coup de fil quelque chose d’important est arrivé. On a commencé à échafauder. J’en suis encore troublée et je sens que mon cœur s’emporte, à nouveau. J’ai envie de croire que vous espériez que ça arrive. Se rencontrer. La distance nous oblige à réfléchir, faire tout ce chemin n’est pas chose facile. Il faut donc échafauder. Et nous avons. Echafaudé. Supposé. Imaginé. La raison nous a fait conclure qu’il ne fallait pas et nous avons fini par changer de sujet mais j’aime à croire que vous en avez autant envie que moi… Que vous avez envie de vous jeter dans mes bras. De me serrer fort. De me regarder dans les yeux. De murmurer à mon oreille qu’on ne se quittera plus jamais…

     Je sais que tout cela est impossible, hein. Ce n’est même pas forcément ce que je veux. Nous avons chacun nos vies. Vous en aimez une autre. Vraiment, profondément, aveuglément celle-ci. Moi aussi. Et pourtant vous êtes devenu si important pour moi…. Et je sais que je le suis pour vous. Je viens d’en avoir la preuve en vous racontant finalement ma soirée d’hier, pendant laquelle j’ai rencontré un homme. Vous venez d’être jaloux. Vous qui vous revendiquiez l’homme le moins jaloux de la terre… Je ne peux m’empêcher de penser que vos sentiments sont peut-être plus forts que ce que vous ne croyez, ou que ce que vous prétendez. Je commence à croire que ce que vous m’avez dit un jour est vrai : « Si elle n’était pas là, ce serait toi. Seulement toi ». Je me suis endormie en pensant à cela et mon réveil ce matin était souriant. Jusqu’à ce que je me souvienne que ce week-end vous étiez occupé, et que nous ne pourrions être que très peu en contact. La mélancolie a alors un peu terni cette journée. Vos messages sont courts et rares. J’ai eu besoin de vous parler et ai bien compris que je dérangeais. Je ne fais définitivement pas partie de cette vie que vous avez  sans moi…. Et c’est mieux ainsi. Préserves toi. Préserves moi. Ne prenons pas des chemins qui ne mèneraient nulle part…

     

    To Be Continued... 

     

    Pour suivre l'intégralité des correspondances : http://lafraise.eklablog.com/mlle-butterfly-c24555504

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